Exploration du Parc Naturel des BARONNIES provençales

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Situées à la frontière entre la Provence et les Alpes, les Baronnies subissent deux influences climatiques majeures (méditerranéenne et alpine), ce qui en fait une région particulièrement riche et diversifiée tant au niveau animal que végétal. En hiver, les ubacs retiennent longtemps la neige au cœur de la hêtraie, tandis qu’en été, seule une végétation de garrigues résiste à la chaleur brûlante sur les adrets.

Ici, les paysages alternent entre collines provençales, hautes falaises et gorges pittoresques. C’est le royaume des rapaces : on y trouve les quatre espèces de vautours mais aussi l’Aigle royal, le Circaète Jean-le-Blanc, la Bondrée apivore, la Buse variable, l’Epervier d’Europe, ainsi que les Faucons crécerelle, hobereau et pèlerin. Les rencontres avec les mammifères sont fréquentes (Renard, Sanglier, Chevreuil, Lièvre et divers mustélidés). Plusieurs dizaines d’espèces d’oiseaux viennent estiver dans les Baronnies avant de repartir en Afrique. De nombreux insectes trouvent encore ici l’habitat nécessaire à leur développement, tandis qu’une foule de papillons et d’orthoptères sont attirés par les nombreuses prairies fleuries. Le massif des Baronnies, aujourd’hui encore épargné par le développement humain, offre une perspective naturaliste des plus attrayantes dans le paysage du sud de la France.

ACCOMPAGNATEUR

Votre guide naturaliste, Sylvère CORRE, a vécu et travaillé dans les Baronnies pendant plus de 5 ans. Habitant aujourd’hui dans la région voisine, il retourne régulièrement dans les Baronnies pour observer la faune.

NOS ATOUTS

Peu de distances sur les routes

Un groupe limité à 8 personnes

Possibilité d’arriver en train à Avignon

 

HÉBERGEMENT - REPAS

Pension complète en gîte, base chambre de deux.

Aux fourneaux, Marie-Claude CORRE, cuisinière passionnée : elle égayera vos papilles avec des produits frais locaux, aux parfums méditerranéens (cuisine végétarienne sur demande).

DIFFICULTÉS TECHNIQUES & PHYSIQUES

2 à 8 km de marche par jour.

Une randonnée avec un dénivelé de 500m, ainsi qu’une balade avec 200m de dénivelé. Balades faciles les autres jours, accessibles aux randonneurs débutants.

1150€

7 jours
6 nuits
du 13 au 19 juin 2021
COMPLET
Le PROGRAMME en bref :
 
Jour 1 : Accueil, installation, repas

Jour 2 : Montagne d'Angèle (Villeperdrix) - Plateau de Saint Laurent (Rémuzat)

Jour 3 : Mévouillon

Jour 4 : Montagne de Bergiès (Séderon) - Izon-la-Bruisse

Jour 5 : Gorges de Pommerol - Montagne de Raton

Jour 6 : Poët-en-Percip - Vallée du Rhone - Rivière Aygues

Jour 7 : Départ

Rémuzat © Herman Pijpers 1507

Programme détaillé

Rémuzat © Herman Pijpers via Flickr

JOUR 1 : dimanche, accueil, installation, repas

Nous nous retrouvons au gîte (Buis les Baronnies ou alentours), autour de 18h, ou à la gare d’Avignon vers 16h45. Installation dans les chambres. Le guide vous présente le programme des excursions autour d’un verre, avant le dîner.

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© Peter via Flickr
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JOUR 2 : Lundi : Montagne d'Angèle (Villeperdrix) - Plateau de Saint Laurent (Rémuzat)

Notre première journée se déroule dans un secteur incontournable des Baronnies : les Gorges de l’Aygues. Premier arrêt au-dessus de Villeperdrix, village perché, blotti au pied de la montagne d’Angèle (alt. 1606m). Nous découvrons le paysage et les premiers oiseaux. Pour arriver sur le deuxième secteur, une courte marche de 15 minutes est nécessaire. Vue imprenable sur une falaise orientée à l’est, magnifiée par les lumières du matin. Le Vautour fauve est très fréquent ici tandis que le Faucon pèlerin nous fait parfois l’honneur de sa visite… Après le pique-nique et un court transfert de 20 minutes en minibus, nous repartons en promenade à un rythme lent, surtout si les vautours planent au-dessus de nous. C’est ici que les premiers Vautours fauves ont été réintroduits dans les années 90. Le rocher du Caire, point culminant du circuit, dévoile un paysage de toute beauté. Si la météo est favorable, les vautours peuvent passer si près de nous qu’on entend le bruissement de leurs ailes. La végétation relativement rase sur ce plateau fournit un habitat idéal aux Fauvettes passerinette, grisette, orphée et mélanocéphale, mais aussi à la moins commune Fauvette pitchou. Retour au gîte en fin de journée pour le dîner.

Fauvette orphée © Len Worthington
JOUR 3 : Mardi : Mévouillon

Aujourd’hui nous nous rendons sur la commune de Mévouillon, village situé à 800 mètres d’altitude, où le relief alterne entre cuvettes et replats, ce qui a permis à l’homme d’exploiter quelques parcelles. On trouve ici des prairies, des haies, des élevages de bovins et d’ovins, des champs de lavande, des vergers, des cultures de céréales et de légumes. La diversité des productions ainsi que la taille modeste des exploitations génèrent tout un éventail d’habitats variés sur une petite commune d’à peine 250 habitants. A Mévouillon, la nature est bien présente, et c’est ce qui explique la biodiversité déconcertante que l’on trouve ici. En plus de tous les passereaux et rapaces communs, nous aurons sûrement la chance de voir le Pic épeichette, le Torcol fourmilier, les Fauvettes orphée et passerinette, la Mésange nonette, la Pie-grièche écorcheur, le Bruant ortolan, pour n’en citer que quelques-uns. L’Aigle royal nous fera peut-être l’honneur d’un passage au-dessus de nos têtes…

Au milieu de la commune se dresse « le fort », promontoire rocheux sur lequel s’élevait autrefois le château-fort du puissant baron de Mévouillon, dont il ne reste rien aujourd’hui. Des parois abruptes ceinturent le plateau. Accessible seulement par le sud, cette magnifique formation calcaire accueille l’unique colonie de Craves à bec rouge des Baronnies. L’ascension nécessite un petit effort, mais rien de méchant ! Pique-nique à midi. Retour en fin de journée au gîte pour le dîner.

Crave à bec rouge © Imran Shah
pie-grièche écorcheur ©Sandra Flickr
Torcol © Imran Shah
Pic vert © hedera.baltica
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Sandrine Néel Flickr
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Pic epeichette © hedera.baltica Flickr
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JOUR 4 : Mercredi : Montagne de Bergiès (Séderon) - Izon-la-Bruisse

Aujourd’hui, exploration de la partie sommitale de la montagne de Bergiès (1000 mètres d’altitude) au-dessus de Séderon, accessible en voiture. Au milieu de la lande à genêts, le Bruant ortolan, espèce menacée en Europe, règne ici en maître. Années après années, les populations de Fauvettes grisettes se maintiennent à une densité exceptionnelle, et quand le soleil se montre généreux, les papillons abondent. Le Lézard à deux raies (anciennement Lézard vert occidental) se montre régulièrement. La Vipère aspic, pourtant présente, est plus difficile à voir car très méfiante et sensible à la moindre vibration. Dans le ciel, le Circaète Jean-le-Blanc patrouille son territoire en quête de serpent. Toute la matinée est consacrée à ce secteur. Pique-nique à midi.

Plus à l’est, Izon-la-Bruisse nous attend. Izon, commune tristement célèbre pour la tragédie dont elle a été le théâtre en 1944 quand 35 maquisards ont été fusillés par la milice française et par les nazis, est aussi, de par sa situation géographique, entre la montagne de Chamouse et les falaises du Jasset, un paradis pour les amoureux de la nature. Ici, le paysage est beau à couper le souffle. Nous empruntons à pied une petite route pour découvrir tous les trésors cachés de la nature drômoise. Retour en fin de journée au gîte pour le dîner.

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JOUR 5 : Jeudi : Gorges de Pommerol - Montagne de Raton

Une petite heure de route est nécessaire pour atteindre les Gorges de Pommerol et leur multitude de « pénitents » et rochers sculptés. Ambiance minérale garantie. Dans cet écosystème, le Chamois est fréquent. Nous faisons halte dans les gorges à la recherche de lézards, papillons et grands rapaces. Nous verrons peut-être le Martinet à ventre blanc, l’Hirondelle des rochers, la Bergeronnette des ruisseaux, le Grand corbeau, et avec un peu de chance, le Monticole bleu.

En fin de matinée, nous nous mettons en route pour une randonnée avec pique-nique sur la montagne du Raton. Notre balade démarre dans la hêtraie, versant nord. Une ambiance quasi-alpine se dégage de cette forêt sombre. Ici, on retrouve une partie du cortège des oiseaux forestiers de montagne : l’Autour des palombes (rare), le Pic noir, la Grive musicienne, le Roitelet huppé ou la Mésange noire. On y rencontre aussi tous les oiseaux forestiers plus communs comme le Troglodyte familier, la Grive draine, la Mésange huppée, le Grimpereau des jardins et le Pinson des arbres, pour ne citer que ceux-là. La Chouette de Tengmalm s’est déjà reproduite dans cette forêt… Au bout de 500 mètres de dénivelé dans la forêt, nous arrivons sur la crête du Raton, un milieu totalement ouvert qui contraste avec l’ascension que vous venons de faire. Après une belle pause pique-nique bien méritée, nous reprenons notre marche en longeant la crête de manière à avoir les milieux rupestres et les pelouses sommitales à portée de jumelles. Retour au gîte au terme de cette journée bien chargée.

JOUR 6 : Vendredi : Poët-en-Percip - Vallée du Rhone - Rivière Aygues

Nous consacrons la matinée de cette journée à la découverte d’un petit plateau jouxtant le village du Poët-en-Percip, en haut de la vallée du Menon. Ce site exceptionnel abrite régulièrement un couple de Monticoles de roche. Le mâle de cet oiseau migrateur possède un des plus beaux plumages de l’avifaune française. La Linotte mélodieuse, le Pipit rousseline, l’Alouette lulu, le Rougequeue noir et plusieurs espèces de fauvettes et de mésanges complètent le tableau.

Retour au gîte pour un repas chaud puis départ vers 16h pour la sortie de l’après-midi, en direction de la vallée du Rhône, pour une tout autre ambiance. Entre les vignes converties en bio, les prairies accueillent un oiseau remarquable : l’Outarde canepetière. Discrète en période de nidification, cette espèce se montre plus volontiers en fin de journée. Dans ces milieux anthropiques, d’autres espèces trouvent refuge dont l’Œdicnème criard et le Cochevis huppé. Près de la rivière Aygues, nous guettons le Rollier et le Guêpier d’Europe, deux espèces aux couleurs éclatantes qui rivalisent de beauté. Pique-nique le soir puis retour au gîte en début de soirée.

Monticole de roche © Francesco Veronesi
cochevis huppé © Koshy Koshy
JOUR 7 : samedi, départ.  Après le petit-déjeuner et quelques observations autour de l'hébergement, le groupe se sépare. 

Pour des raisons de météo ou d'intérêt naturaliste, nous nous réservons la possibilité de modifier le programme (souvent un changement d'ordre des sorties)

Orchis moustique © Sylvère Corre
© Sylvère Corre
© Sylvère Corre
Orchis à fleurs lâches © Sylvère Corre
© Sylvère Corre

Le séjour est limité à 8 participants et est garanti à partir de 5 inscrits.
Ce tarif comprend :
- l’hébergement et les repas tels que mentionnés ci-dessus
- les déplacements en minibus, conduit par le guide
- la prestation du guide